Je regardais cet oiseau rare, magnifique et de toute beauté,
Qu' un sorcier dont j' ignorais le nom avait un jour enfermé,
Dans une vieille cage trop étroite et aux barreaux rouillés.
Cet oiseau rêvait de s' envoler loin, de voir d' autres plumages,
Que le sien, flamboyant, qui le recouvrait depuis son plus jeune âge.
Le sorcier voulait cette créature pour bénéficier de ses pouvoirs,
Et le jour où l' oiseau déploya ses ailes, il ne pouvait pas savoir ,
Qu' il finirai par connaître peu à peu, ce qu' est la véritable tristesse,
De ceux qui pour oublier leur peine, boivent et sombrent dans l' ivresse.
Pourquoi faisait-il souffrir l' oiseau si noble dont il se servirait?
Tout simplement pour récupérer les chaudes larmes qu'il allait verser.
Ces précieuses perles allaient en faite lui être utiles pour soigner
Les blessures profondes, les maux et les mots de trop, déjà prononcés.
Mais ce que le sorcier ignorait, c' est que l' oiseau, au lieu de pleurer,
Pris feu, ne laissant qu' un tas de cendre à l' endroit où sa silhouette gisait .
Notre magicien, fou de rage, jeta les cendres devenues poussières,
Par la fenêtre de son atelier qui dans le ciel sombre et comme par magie,
Elles s' assemblaient pour recréer l' oiseau dont le plumage était devenu gris.
Le phénix de cendres se transformait petit à petit en un sombre nuage,
C' était le début de l' orage. Les éclairs en frappant le sol formaient une cage,
Qui ressemblait à celle où notre oiseau avait mis fin à ses jours de peine.
La cage se referma sur la tour du sorcier contre qui le phénix éprouvait de la haine.
Pris au piège, notre cruel mage dans sa tour, était pour toujours désormais,
Il souffrait, comme le phénix qu' il empêchait de partir loin pour s' épanouir et rêver.
Gouzinou ©